Atelier thématique du 28 juin 2021 : Nouvelles dynamiques de la parentalité à Mayotte – reconfiguration des modèles éducatifs

L’association Fikira de Mayotte et d’Ailleurs a le plaisir de vous convier à son prochain atelier thématique ayant lieu le 28 juin 2021.

Présenté par Alison Morano, doctorante en anthropologie à l’IMAF, celui-ci portera sur les nouvelles dynamiques de la parentalité à Mayotte.

Au plaisir de vous voir et vous revoir pour réfléchir et co-construire ensemble.

Mayotte, la jeunesse et le monde : un projet des CEMEA

Fikira est heureux de vous partager le projet de publication portant sur Mayotte, la jeunesse et le monde de la médiathèque éduc’active des CEMEA !

« Prendre le temps de l’écoute, pour permettre à chaque jeune accueilli et accompagné par les CEMÉA de Mayotte de prendre une place dans la société, en sortant d’une situation de fragilité souvent très grande au regard des difficultés importantes de ce département français. »La jeunesse, Mayotte et le monde ».

Le document est proposé en téléchargement et coordonné par David Ryboloviecz, Malika Delaye, Dany Brichot, Samuel GROS – Édition Ceméa Mayotte – 2020 

Les textes sont accessibles ici :
https://yakamedia.cemea.asso.fr/mayotte-la-jeunesse-et-le-monde

Réunion de Rentrée 2020-2021

Bonjour à tous,


Toute l’équipe de l’association Fikira de Mayotte et d’Ailleurs est heureuse de vous convier à son pot de rentrée, qui se tiendra :                         
                    

       le lundi 9 novembre 2020 à 17h à la MJC de M’Gombani


Rentrée un peu tardive pour cette année, en lien bien sûr avec la situation actuelle toujours incertaine sur le plan sanitaire, mais aussi temporalité ralentie qui nous a permis dans ces derniers mois de repenser les projets et les actions de l’association.Nous serons donc heureux de vous accueillir le 9 novembre prochain, pour présenter l’association à ceux que nous n’avons pas eu l’occasion de croiser sur notre route, pour vous proposer les réflexions et projets en cours, mais aussi pour laisser chacun rêver et proposer peut-être de nouvelles pistes à explorer ensemble à et avec Fikira.

Karibu donc! L’accès est bien sûr libre, mais pour des raisons organisationnelles liées aux mesures sanitaires, nous vous demandons de bien vouloir nous confirmer votre présence par mail afin d’acter votre réservation à l’adresse suivante : assofikira@gmail.com


Belle semaine à vous, et au plaisir de vous retrouver et/ou de vous rencontrer le 9 à Fikira!


L’équipe de Fikira de Mayotte et d’Ailleurs

LIRE CONFINE – « Un risque pour un autre »: la double expérience du danger dans les trajectoires de mobilité thérapeutique aux Comores – J. Sakoyan

« Quelles sont les conditions pour connaître et anticiper la gravité d’une maladie dans un
système de soins défaillant? Comment se construit le projet d’un voyage
thérapeutique lorsque la seule destination possible est la plus dangereuse ? Dans une
société insulaire et villageoise qui assiste régulièrement aux départs des malades à
l’étranger, comment se (re)construisent les indices du danger de la maladie en
fonction d’enjeux sociaux variés? » (Sakoyan, 2015).

En ces temps de confinement, Fikira a le plaisir de vous partager différents articles scientifiques relatifs à Mayotte et à l’archipel. Écrits par des auteurs différents et dans des temporalités variées, ces articles offrent des regards pluriels sur l’île et les enjeux qui la traversent. Une occasion de se mettre en réflexion pour penser le passé, le présent et l’avenir.

Aujourd’hui, c’est un article de l’anthropologue J. Sakoyan publié dans Ethnologie Française en 2015 que nous vous partageons, avec l’accord de l’auteur.

Résumé : Cet article traite de la double expérience du danger dans les trajectoires de mobilité
thérapeutique. D’une part il analyse le processus d’évaluation du danger
pathologique dans le contexte de pauvreté de l’Union des Comores. D’autre part il
décrit le processus décisionnel du recours thérapeutique à l’étranger dans un espace
où la destination la plus proche, Mayotte, est la plus dangereuse. Il aborde ainsi la
question de la polysémie et de la plasticité morale du danger.

L’article est téléchargeable ci-dessous :

Bonne lecture à tous,

Lire confiné : Les religieuses de Saint-Joseph de Cluny à Mayotte, 1846-1905

En ces temps de confinement, Fikira a le plaisir de vous partager différents articles scientifiques relatifs à Mayotte et à l’archipel. Écrits par des auteurs différents et dans des temporalités variées, ces articles offrent des regards pluriels sur l’île et les enjeux qui la traversent. Une occasion de se mettre en réflexion pour penser le passé, le présent et l’avenir.

Aujourd’hui, c’est un article de l’historienne Isabelle Denis, publié dans Histoire et Missions Chrétiennes en 2010 intitulé Les religieuses de Saint-Joseph de Cluny à Mayotte, 1846-1905 que nous vous partageons.

Résumé : Déjà présentes à l’île de la Réunion, les religieuses de Saint-Joseph de Cluny sont envoyées de métropole à Mayotte dès 1846. Elles œuvrent sur cette terre d’Islam jusqu’au décret de laïcisation de l’hôpital en 1904. Chargées de la tenue de l’hôpital et des soins aux malades européens et autochtones, elles doivent aussi éduquer les filles, en majorité libérées ou rachetées du trafic de main-d’œuvre engagée sévissant dans le sud-ouest de l’océan Indien. Les bases d’une étude prosopographique des soixante-deux sœurs successivement en mission à Mayotte semblent être un indicateur pour une meilleure appréhension de leur approche de l’île et de la colonisation.

L’article est téléchargeable ici : https://www.cairn.info/revue-histoire-monde-et-cultures-religieuses1-2010-4-page-53.htm

Bonne lecture à tous

Retour sur l’année 2019 … Perspectives à venir

Nous avons eu l’occasion de nous réunir, ensemble, à diverses reprises en 2019 et nous tenons à remercier chaque participant à nos rencontres pour les échanges riches et variés qui ont pu être initiés.

En 2019, Fikira cela a été :

Quatre ciné débats en partenariat avec la DLLP et les CEMEA Mayotte (dont deux « hors les murs ») :
– Vivre ailleurs. Comment habiter et intégrer « l’ici » sans désinvestir l’ailleurs, qui est le chez soi
par le biais de la transmission? , à partir du film « Les enfants d’Hampaté Bâ », le jeudi 21
mars à 18h à la bibliothèque de Kavani
– Trouver sa voie/voix. Ou comment s’affirmer, s’engager, trouver sa place… A partir de la
projection des films « Carrefour ya mayesha » et « Le bleu, blanc, rouge de mes cheveux », Le
jeudi 23 mai 2019 à la bibliothèque de Chiconi, autour d’un foutari partagé.
– Terre ma langue: quelle place pour les langues locales dans la société? A partir du film
« L’école nomade », le vendredi 12 juillet à 18h à la médiathèque de Chirongui
– Mayotte et son héritage colonial: quelles résonances individuelles et collectives aujourd’hui?
le jeudi 12 septembre à 18h à la bibliothèque de Kavani

Quatre ateliers thématiques :
– « Pauvreté et inégalités sexuées: où en sont les rapports de genre et de solidarité à
Mayotte? », par Nicolas Roinsard, sociologue, le 21 janvier 2019
– Réflexion autour de l’article « Mayotte: de quoi la violence est-elle le nom? », en présence de
Sophie Blanchy, anthropologue, membre du CNRS et co-auteure de l’article, le vendredi 14
juin à 17h30, à la MJC de M’Gombani
– « Arriver sur un territoire si éloigné et si différent », le lundi 18 novembre à la MJC de
M’Gombani, avec le militant des CEMEA et ami de Fikira Dany BRICHOT, qui est venu avec
beaucoup d’émotion témoigner de son parcours, de son engagement et de ses
questionnements en tant que travailleur social à Mayotte.
– « Permanences et transformations du système éducatif français et résonances sur le territoire
de Mayotte », le jeudi 21 novembre à la MJC de M’Gombani, avec Georgeta STOICA et
Philippe CHARPENTIER, maîtres de conférence en anthropologie et sociologie de l’éducation
au CUFR de Dembéni.

Des groupes de travail portant sur les violences sexuelles à Mayotte

L’année 2020 promet de nouveaux échanges et des perspectives nouvelles pour l’association. Si vous souhaitez nous rejoindre, participer à la vie de l’association ou être appuyé dans la mise en place de projets en lien avec notre activité, n’hésitez pas à adhérer et à nous contacter (assofikira@gmail.com).

On se retrouve bientôt à Fikira

Les familles face au nouveau droit local à Mayotte – Sophie Blanchy

En ces temps de confinement, Fikira a le plaisir de vous partager, dès à présent et régulièrement, différents articles scientifiques relatifs à Mayotte et à l’archipel. Écrits par des auteurs différents et dans des temporalités variées, ces articles offrent des regards pluriels sur l’île et les enjeux qui la traversent. Une occasion de se mettre en réflexion pour penser le passé, le présent et l’avenir.

Aujourd’hui, c’est un article de l’anthropologue Sophie Blanchy publié dans Ethnologie Française en 2018 intitulé  « LES FAMILLES FACE AU NOUVEAU DROIT LOCAL À MAYOTTE Continuité, adaptation et redéfinition des pratiques » que nous partageons, avec l’accord de l’auteur.

Sophie Blanchy, « Les familles face au nouveau droit local à Mayotte. Continuité,
adaptation et redéfinition des pratiques », Ethnologie française 2018/1 (N° 169),
p. 47-56

Résumé : 

L’article étudie les effets sociologiques et juridiques de la modification du statut civil de droit local à Mayotte, rendu similaire au droit commun lors de la départementalisation de l’île en 2011. Dépouillés de leur fonction de juges musulmans,
les cadis enregistrent encore les mariages musulmans qui formalisent les normes morales et sociales mais sont désormais sans valeur légale. Le nouveau droit local modifie les définitions des liens de parenté (mariage, filiation) et de paternité, et contribue à renouveler les rapports de genre. L’immigration de Comoriens des îles voisines influe également sur les rapports de genre et sur la mobilité ou l’isolement des enfants mineurs.

Mots‑clés : Mayotte. Droit local. Islam. Mariage. Genre. Migration.

L’article est téléchargeable ici : Blanchy 18 Nouveau DL

Bonne lecture à tous !

Atelier thématique : « Mayotte : de quoi la violence est-elle le nom? »

Fikira vous propose son prochain atelier thématique le venndredi 14 juin à 17h30 à la MJC de M’Gombani à Mamoudzou. Réflexion autour de l’article « Mayotte : de quoi la violence est-elle le nom? » écrit par Sophie Blanchy, Damien Riccio, Nicolas Roinsard et Juliette Sakoyan et paru sur Médiapart en avril 2018.

En présence de Sophie Blanchy, anthropologue et membre du CNRS

https://blogs.mediapart.fr/nicolas-roinsard/blog/240418/mayotte-de-quoi-la-violence-est-elle-le-nom-6Fikira Atelier thématique juin 2019